Nous l’avons vu, le travail de groupe est omniprésent dans la formation e-formateur d’Evocime.

En tant que formatrice, cela m’amène à me poser quelques questions : L’intéret pédagogique du travail de groupe est-il toujours réel, ou bien n’est-ce pas plutôt une commodité pour le formateur, qui aura ainsi 5 travaux à corriger, au lieu de 15 ?
Pour ma part, j’apprécie le travail de groupe lorsqu’il apporte réellement un plus en terme d’apport de compétences pour les autres apprenants. Si ce n’est pas le cas, je préfère largement travailler en autonomie.

Durant les semaines 8 et 9, je vais atteindre ma limite concernant ma capacité à travailler en groupe.

Frustrations

Des incompréhensions persistantes et des différences de niveau de rigueur et de perfectionnisme à répétition me rendent les choses très difficiles.

Je m’aperçois que la personne du groupe qui devait envoyer notre travail commun a littéralement envoyé notre brouillon au formateur, sans prendre la peine de « nettoyer » le document, enlever les cases vides, les schémas et autres ressources ajoutées dessus pour nous aider lors de la rédaction. Cela me dépasse complètement

La semaine suivante, les choses se passent mieux mais je crois que mal est fait : je sature complètement du travail de groupe, des Skype intempestifs et des tableaux collaboratifs Google Drive. Je ne veux qu’une chose: travailler en autonomie sur mon propre travail.

Compromis

Qui dit travail de groupe dit compromis perpétuels.

Chacun a sa vision et doit au final la sacrifier au nom de l’intérêt commun. et le travail produit ne satisfait finalement personne. De temps en temps, je comprends bien que cela se justifie, mais chaque jour ou presque…. est-ce vraiment indispensable ?

Si on y ajoute les soucis récurrents de consignes manquant de clarté, nous arrivons à des discussions sans fins et à des débats stériles où chacun tente de décrypter les consignes à sa façon et d’imposer son point de vue et SA vision des choses.

Pour ma part, en semaine 9, j’ai laissé tomber. C’est, je crois, la semaine où j’aurais été la plus proche du décrochage…