En ce lundi 3 décembre 2018, je suis remontée à bloc ! Me voilà prête à démarrer une nouvelle aventure : la formation e-formateur chez Evocime. Debout dans la ligne 6 du métro, une main accrochée à la barre, je scrolle de l’autre sur mon téléphone portable la page présentant le programme de formation et passe en revue les différents modules qui m’attendent durant ces 12 semaines.

De grandes attentes

Tout d’abord, cette formation va me permettre de revenir aux bases de la pédagogie, et de me former aux bases du tutorat et du coaching. Tout cela va enrichir considérablement ma pratique, mais me permettre également de l’adapter à un public adulte, après avoir passé 6 ans à former de jeunes élèves âgés de 3 à 11 ans.

Ensuite, tout l’aspect de la formation lié à la conception et à la scénarisation me semble également très important. Le fait d’être capable de concevoir des documents comme un scénario général ou détaillé, un synopsis ou encore un storyboard permet d’avoir une vision à 360° sur une formation et me sera, à n‘en pas douter d’une grande aide sur de futurs projets de digital learning.

Enfin, la perspective d’apprendre à utiliser des outils digitaux qui m’étaient jusqu’alors totalement inconnus me parait très motivante.
Ayant une forte appétence pour le digital, je me suis formée en autodidacte sur la suite Adobe ainsi que sur WordPress, et je ne compte pas m’arrêter là. J’attendais donc avec une impatience toute particulière les modules consacrés à l’utilisation de la classe virtuelle, d’Ispring et du LMS Moodle. L’utilisation d’outils de ce type est un véritable atout qui va me permettre de faire évoluer ma carrière de façon concrète vers le digital learning.
C’est surtout une vraie nouveauté pour moi : en tant que professeur des écoles, j’utilisais très peu d’outils digitaux, car le matériel disponible n’était malheureusement pas toujours des plus performants (quand il n’était pas totalement inexistant).

En résumé, la formation e-formateur d’Evocime me permet de réaliser ce que j’attendais sans vraiment en avoir conscience : mettre à profit ma double compétence en pédagogie et en digital pour évoluer, et m’orienter vers le secteur passionnant et plein d’avenir qu’est le digital learning. J’attends donc beaucoup de cette formation, dont la richesse va me permettre d’évoluer professionnellement en d’atteindre de nouveaux objectifs.

Premiers constats

Très vite, nous échangeons entre apprenants. J’apprends à connaitre le groupe, certaines affinités apparaissent rapidement. Nous avons tous des profils très différents, et je réalise que je suis la seule à réellement concilier une expérience significative à la fois dans le secteur du digital (je travaille dans le web depuis 5 ans), mais aussi dans la pédagogie (j’ai été professeur des écoles pendant 6 ans).

Pour l’instant, je suis confiante car je sais déjà enseigner à un groupe. Je sais réfléchir aux enseignements en amont, créer des supports de cours, me mettre à la place de l’apprenant, anticiper tous les détails concrets et techniques, détecter l’ennui, m’adapter, différencier…
Malgré cette connaissance du terrain, je réalise que j’ai en revanche totalement oublié la théorie, apprise à l’IUFM il ya plus de 10 ans. Une fois que l’on forme sur le terrain, on applique d’instinct certaines techniques, sans plus réfléchir en terme de béhaviorisme ou de constructivisme.
D’ailleurs, les formateurs que nous interviewons pour les besoins d’une enquête sur le métier de chef de projet en digital learning ne connaissent pas du tout ces termes et sont donc incapables de dire quel type d’enseignement ils utilisent. Certains apprenants de la formations s’en étonnent, mais pour ma part cela ne me surprend pas du tout. Ces formateurs n’ont, pour certains, jamais eu de formation pédagogique. Et même quand c’est le cas (ex : à l’IUFM) on oublie la théorie et on se concentre vite sur la pratique, qui mixe un peu tout ces types d’enseignement.

Je suis également en terrain connu avec l’utilisation des outils digitaux Slack et Google Drive, que je connais et utilise déjà depuis plusieurs années. Durant ma reprise d’études en master, c’était d’ailleurs moi qui m’occupait de la gestion du Google Drive commun de ma promotion.

Enfin, j’étais un peu inquiète au sujet de l’utilisation de PowerPoint. C’est un outil que j’avais très peu utilisé jusque là, et je craignais d’être à la traîne face aux autres, qui, comme je le pensais alors, avaient certainement un excellent niveau sur cet outil. Finalement, j’ai vite compris que ce n’était pas le cas, et j’ai réalisé les exercices facilement et rapidement.
J’ai d’ailleurs depuis pris goût à l’utilisation de PowerPoint, et espère continuer à développer mes compétences sur cet outil bien plus intéressant que je ne l’imaginais.