Quand j’ai décidé, au bout de 6 ans en tant que professeur des écoles, de me lancer dans une reconversion dans le secteur du web, cela faisait déjà plusieurs années que je me formais – sans le savoir – en autodidacte aux métiers du web.

En effet, j’avais créé deux ans plus tôt mon blog personnel, et, très vite, je m’étais prise au jeu. Désireuse de bien faire les choses, j’avais peu à peu commencé à développer ce qui serait plus tard les bases de mon activité : utilisation de Photoshop; initiation au référencement SEO; HTML, CSS et Wordpress côté technique…

Ces compétences acquises sans vraiment m’en rendre compte m’ont permis de bifurquer vers le web. Malgré mon apprentissage en autodidacte, j’ai tout de même souhaité valider mes compétences par un diplôme, pour me sentir plus légitime. Mon blog m’a alors servi de carte de visite pour trouver sans difficulté un master, puis une alternance. Je n’étais pas simplement une instit’ en quête d’autre chose, j’étais déjà une créatrice de contenus aguerrie. J’ai vite compris que mon parcours atypique ne serait pas forcément, comme je le craignais, un handicap, mais surtout un moyen de me démarquer.

J’ai dit adieu à mon ancien métier de professeur des écoles. Pendant mes deux années de master, j’ai été employée en alternance sur des postes d’assistante chef de projet digital (chez SFR) pus de chargée de SEO et de communication digitale (pour la start-up Paris Fait Son Cinéma). J’ai également travaillé sur de nombreux projets web.

Un manque

J’aime le secteur du digital et n’ai jamais regretté mon choix d’avoir démissionné de l’Education Nationale. Cependant, un aspect de mon ancien métier me manquait parfois : la transmission.
En effet, si j’ai quitté l’Education Nationale, ce n’est finalement pas parce que le cœur de métier de professeur me déplaisait, au contraire. J’aime transmettre. Si j’ai fait le choix de partir, c’est pour d’autres raisons davantage liées à l’administration, aux réformes, ou encore aux parents d’élèves.

Si la transmission a donc disparu en grande partie de mon activité professionnelle depuis mon changement de voie, j’ai cependant eu quelques fois l’occasion de mettre à profit mon goût pour cette activité :

  • J’ai formé quelques collègues aux bonnes pratiques du référencement SEO.
  • J’ai pris sous mon aile une jeune stagiaire graphiste, très demandeuse de conseils et d’avis constructifs, aussi bien sur son travail que sur son usage des bonnes pratiques en entreprises, et sur son orthographe.
  • Enfin,  j’ai eu l’occasion de concevoir et d’animer en novembre 2017 une formation pour les bénévoles gérant les pages Facebook d’une ONG.

Suite à ces expériences positives, j’ai alors commencé à réaliser qu’il était dommage de ne pas mettre davantage à profit mon goût (et mes compétences) pour la pédagogie, la transmission. Ces quelques expériences me ramenaient régulièrement vers cette idée, cette envie : la formation.

Evocime

C’est dans ce contexte que j’ai reçu le mail de Pôle Emploi présentant la formation d’e-formateur chez Evocime, qui a immédiatement retenu mon attention :

DEVENEZ FORMATEUR NOUVELLE GÉNÉRATION ! Vous êtes demandeur(se) d’emploi, avec une expérience professionnelle significative?

Vous avez une compétence, un savoir-faire technique/comportemental à transmettre et vous avez envie de devenir formateur ou avez été » Formateur 1.0 » ?

Misez sur un métier d’avenir et collez aux tendances actuelles du marché de la formation !

Vous avez de l’appétit pour le digital et souhaitez former d’une façon moderne et différenciante en présentiel ou en distanciel ?

Les centres de formation, les services RH/formation des entreprises ont besoin de vous

Le programme présenté sur le site d’Evocime  m’a semblé aussi complet qu’intéressant : Conception, scénarisation, production, animation… Axé à la fois sur l’utilisation des outils digitaux, qui m’étaient alors inconnus (LMS, outils auteurs, classe virtuelle), et sur la pédagogie (tutorat, coaching). Le tout promettait d’être passionnant.

J’ai donc postulé, et après une réunion d’information, une épreuve écrite et un entretien oral, la bonne nouvelle est tombée : j’étais prise !